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12ème Journée - 2005
par Boisson-Bertrand Dominique , mis a jour le 24 octobre 2008

La 12ème Journée des Clubs, le 21 septembre 2005 a réuni les participants dans le cadre du Congrès de la SFAR.


La démarche qualité en anesthésie ORL a été le premier thème abordé. C. JEUDY (Angers) a traité de la CCAM. Cette classification est l’outil de référence et de codage des actes médicaux qu’ils soient effectués en public ou en privé. La version V2 est applicable depuis le 1er septembre. Elle permet de refondre de manière globale et synchrone l’allocation de ressources aux établissements hospitaliers et de remettre à jour la hiérarchie des actes. Chaque acte comprend un code à 7 caractères, un code phase, un code activité ; des informations complémentaires peuvent y être ajoutées. Peuvent être codés, les actes d’anesthésie générale ou locorégionale réalisés par un praticien spécifique. L’acte peut être habituel ou complémentaire. Un code modificateur tient compte de l’âge, la transfusion ou l’intubation par dispositif particulier. Certains points restent encore à élucider.

M. SCHWARZINGER (Villejuif) a développé la tarification à l’activité. De 1983 à 2004, les 2 modes de financement public (dotation globale) et privé (forfait) ne sont ni comparables ni équitables et ne permettent pas une maîtrise des dépenses. La réforme uniformise public et privé. PMSI et CCAM décrivent l’activité, la CCAM V2 est tarifiante. Cette réforme s’étale sur 8 à 10 ans. Le remplacement par la T2A se fait progressivement : 10% en 2004, 25% en 2005...Le Groupe Homogène de Séjour comporte le motif d’hospitalisation, les actes, la comorbidité, les journées de réanimation ... il en existe 704 !

B.BALLY (Grenoble) a abordé les nouvelles perspectives de la démarche qualité obligatoire pour tout médecin. Cette démarche, par l’analyse de leur pratique en référence à des recommandations scientifiques validées, doit déboucher sur une amélioration de la qualité des soins. L’approche peut se faire par comparaison, problèmes, processus ou indicateurs. Cette démarche donne lieu à l’établissement d’un certificat qui, par l’intermédiaire du conseil de l’ordre, attestera que le praticien est accrédité.
Parmi les nouveautés dans la gestion des voies aériennes, G. DHONNEUR (Bondy) a développé la trachéotomie percutanée en réanimation, devenue ces dernières années la méthode de choix. Réalisée précocement, elle permet d’accélérer le sevrage ventilatoire, de limiter les complications de l’intubation prolongée, de rééduquer les réflexes de protection des voies aériennes, d’améliorer le confort du patient. Cette technique est programmée et réalisée par 2 opérateurs, après palpation minutieuse des repères anatomiques. Les lésions cutanées doivent faire différer le geste, l’hématose, l’hémostase doivent être corrects et l’estomac vide. L’anesthésie générale avec curarisation facilite le geste, un contrôle endoscopique pour les temps délicats le sécurise. Une antibio-prophylaxie antistaphylococcique est conseillée.

La chaux restera-t-elle sodée ? A. JUNIOT (Dijon) ne semble pas le croire. La chaux hydratée absorbe le gaz carbonique, associée à des bases fortes, elle devient chaux sodée. Elle est plus rapide mais non sans inconvénients : dégradation du Sévoflurane, production de monoxyde de carbone, risque de combustion. L’élimination du KOH et l’utilisation d’additifs éliminant le composé A, la diminution du risque de production du monoxyde de carbone en diminuant la chaux déshydratée, n’ont malheureusement pas supprimé totalement la dégradation du Sevoflurane et la production de CO, toujours possible après déshydratation. Les nouvelles chaux n’ont presque plus de NAOH mais ont une capacité d’absorption plus faible. Ces capacités d’absorption peuvent être améliorées par une modification de la taille, de la forme et de la porosité des grains. Peut-être est-ce l’avenir ?

P.SHURANDO (Lariboisière Paris) a livré son expérience du Glidescope, vidéolaryngoscope proposé pour les intubations difficiles. La microcaméra sertie dans le corps de la lame qui présente une angulation de 60°, permet la visualisation de la glotte sur écran. L’introduction de la sonde nécessite un mandrin. Son utilisation est simple et son apprentissage rapide. Sa disponibilité est immédiate. Le Cormack moyen passe de 2.8 à 1.4 et le taux de succès est supérieur à 90% à partir de la 6ème utilisation. L’introduction du Glidescope peut être délicate, celle de la sonde difficile. Peut-être ce nouvel outil trouvera t-il sa place dans les algorithmes d’intubation difficile ?
JL BOURGAIN (Villejuif) a fait part de son intérêt pour le fibroscope de Bonfils, fibroscope rigide à l’extrémité incurvée. Il est introduit par la commissure droite, un laryngoscope recline la base de langue, un aide introduit la sonde quand le fibroscope est devant la glotte. L’absence de canal opérateur facilite l’entretien. Son taux de succès a été jugé légèrement supérieur au Fastrach dans une étude. Ce dispositif semble intéressant pour la gestion des voies aériennes.



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