La 14éme journée s’est déroulée le 26 septembre 2007 à l’occasion du 49ème Congrès National SFAR (Palais des Congrès - Porte Maillot PARIS)
Les thèmes abordés au cours de la 14ème journée des clubs, pendant le Congrès de la SFAR ont été l’Evaluation des Pratiques Professionnelles et la gestion des voies aériennes de l’enfant.
L’Evaluation des Pratiques Professionnelles (EPP) expliquée par B.Bally (HAS St Denis la Plaine) a pour enjeu l’amélioration de la qualité. L’analyse des pratiques selon les recommandations permet d’évaluer les résultats. Les programmes d’EPP doivent répondre à 4 critères : acceptabilité, faisabilité, efficacité, validité et entrer dans le schéma de Deming : planifier, faire, analyser, améliorer. Les URML ou CME établissent le certificat qui, par l’intermédiaire des Conseils Régionaux de FMC, sont adressés au Conseil de l’Ordre qui délivrera l’attestation quinquennale. Il ne s’agit pas d’un contrôle supplémentaire mais d’une évaluation formative.
V. Déramoudt (Rennes) s’est penchée sur l’organisation d’une revue morbidité-mortalité (RMM). La gestion des risques comprend leur identification, leur analyse et leur traitement. La RMM utilise l’identification des risques a posteriori et fait partie des 12 méthodes d’amélioration de la qualité de la prise en charge des patients retenues par la Haute Autorité de Santé. La participation à une RMM est un des moyens de valider l’obligation d’EPP et de FMC pour le praticien. Sa mise en place s’inscrit dans le cadre de la certification V2 des établissements de santé. La recherche des causes d’un évènement indésirable nécessite plusieurs étapes : la reconstitution de la chronologie, le repérage des défauts de soins, l’identification des facteurs contributifs, la mise en place des mesures correctrices, qui doivent être consignées dans un compte-rendu.
J.L.Bourgain (Villejuif) a souligné l’intérêt de l’informatisation des systèmes d’informations cliniques pour l’Evaluation des Pratiques Professionnelles. Cette tâche, complexe et coûteuse, constitue une aide considérable qui s’associe à la mesure de l’application de protocoles diagnostiques ou thérapeutiques et les médecins doivent s’impliquer dans cette démarche d’amélioration de la qualité des soins qui permet une meilleure organisation et une optimisation de la gestion financière.
La gestion des dyspnées laryngées de l’enfant en milieu non spécialisé a été abordée par M. Chollet-Rivier (Lausanne). La dyspnée et la mesure de la SaO2 permettent de déterminer le degré de détresse respiratoire. Le stridor signe une atteinte laryngo-trachéale. L’absence de température est en faveur d’un corps étranger. Maintenir l’ouverture des voies aériennes, oxygéner et éviter tout stress supplémentaire sont les 3 objectifs à respecter ; l’adrénaline, la dexaméthasone ou l’hélium peuvent améliorer le flux gazeux.
Pour F. Lang (Lausanne) qui présentait le point de vue du chirurgien, toute suspicion de corps étranger (syndrome de pénétration : toux + cyanose) justifie une endoscopie au tube rigide sous anesthésie générale (la jet-ventilation est contre-indiquée dans ce cas). Un contrôle de la zone d’impaction est recommandé dans la quinzaine qui suit.
G. Orliaguet (Paris- Hôp. Necker) a développé le point de vue de l’anesthésiste, insistant sur la différence entre la fibroscopie diagnostique, souple, et la bronchoscopie rigide, thérapeutique, indiquée en urgence, en présence d’un corps étranger laryngé ou trachéal, de troubles ventilatoires intéressant tout un poumon, d’un pneumo-thorax ou d’un pneumo-médiastin. Corticoïdes et antibiotiques peuvent faciliter l’extraction d’un corps étranger ancien. En urgence l’induction est réalisée en séquence rapide, l’anesthésie est plus souvent inhalatoire qu’intraveineuse. L’association propofol- rémifentanil est la plus séduisante. La ventilation peut être spontanée ou contrôlée mais l’anesthésie toujours réalisée par une équipe entraînée. La fréquence des complications respiratoires post-opératoires justifie une surveillance prolongée en SSPI
L’intubation difficile chez l’enfant a été traitée par X. Sauvagnac (Tours) insistant sur ses particularités : épiglotte longue et étroite, angle plan glottique-base de langue plus ouvert, larynx plus haut, sous-glotte plus étroite, désaturation plus rapide. La classification de Mallampati n’étant pas validée chez l’enfant, restent l’ouverture de bouche et la distance thyro-mentonnière pour apprécier la difficulté d’intubation. La pré-oxygénation est indispensable et l’anesthésie doit être profonde. La ventilation au masque laryngé est très souvent possible, bronchoscope et fibroscope peuvent également être utilisés. L’oxygénation trans-trachéale est la solution extrême mais l’abord chirurgical par un chirurgien ORL doit être privilégié.
Évaluation des pratiques professionnelles et anesthésie ORL (B.BALLY)
Revue morbidité-mortalité.Exemple du CHU de Rennes (V.DERAMOUDT)
Analyse des bases de données (JL.BOURGAIN)
Prise en charge des dyspnées laryngées de l’enfant en milieu non spécialisé (M.CHOLLET)
Corps étrangers des voies aériennes supérieures
Intubation difficile chez l’enfant (X.SAUVAGNAC)